Qu’est-ce qu’une problématique identitaire ?
En clinique, nous parlons de problématique identitaire lorsque le sentiment de continuité, de cohésion et de valeur de soi n’a pas pu se stabiliser à partir des ressources internes du sujet, et reste de ce fait durablement dépendant de la confirmation apportée par le regard d’autrui.
Il ne s’agit pas d’une difficulté passagère à se définir, que chacun traverse à certains moments de sa vie, mais d’une organisation psychique plus profonde, qui structure la manière même dont la personne se pense, se sent exister et se rapporte aux autres. Pour comprendre cette organisation, il faut remonter à son origine : la manière dont le sentiment de soi se construit, dès les tout premiers échanges de la vie psychique, par le regard de l’autre.
Le narcissisme et la naissance du moi
C’est Freud, en 1914, dans « Pour introduire le narcissisme », qui pose les bases théoriques de cette question, en distinguant libido du moi et libido d’objet. Ces deux formes d’investissement entretiennent un rapport inversement proportionnel, l’une s’appauvrissant à mesure que l’autre s’enrichit.
Freud définit le narcissisme comme l’investissement libidinal du moi, et distingue un narcissisme primaire, état théorique du moi contenant toute la libido disponible avant tout investissement d’objet : « durant toute la vie, le moi demeure le grand réservoir d’où les investissements libidinaux partent vers les objets et où ils sont ramenés », précisera-t-il dans l’Abrégé de psychanalyse en 1938, et un narcissisme secondaire, stade intermédiaire entre l’auto-érotisme et la relation d’objet, qui se construit par le retour vers le moi de la libido d’abord investie sur des objets extérieurs.
Freud laisse cependant en suspens la question du mécanisme précis par lequel se constitue cette image de soi : il évoque une « nouvelle action psychique » venant s’ajouter à l’auto-érotisme pour donner forme au narcissisme, sans préciser davantage.
C’est Lacan qui reprendra ce point, en substituant à la formule freudienne le terme de « forme ». Pour lui, le moi naît dans l’aliénation passionnelle à une image : c’est ce qu’il conceptualise en 1949 dans son article sur le stade du miroir, moment fondateur où l’enfant, entre six et dix-huit mois, en vient à reconnaître sa propre image dans le miroir comme une totalité unifiée. Cette reconnaissance constitue un moment fondamental dans la formation du moi. Mais cette reconnaissance ne peut se faire seule : l’enfant, incertain de ce qu’il voit, se tourne vers sa mère pour authentifier sa découverte, et c’est la confirmation portée par le regard maternel formulé par un « c’est toi », qui rendra possible le « c’est moi » de l’enfant.
Pour résumer la pensée lacanienne, Marie-Claude Lambotte dit « Se voir dans une identification au regard de l’autre porté sur soi résumerait l’enjeu du stade du miroir dont les effets de bonne ou de mauvaise image détermineront la problématique narcissique » (1993).
Winnicott : le regard de la mère comme premier miroir
C’est ce regard fondateur que Winnicott reprend, dans un esprit différent, dans son article de 1971 sur le rôle de miroir de la mère et de la famille dans le développement de l’enfant. Pour lui, le précurseur du miroir n’est pas un objet mais un visage : celui de la mère. À ce stade précoce, l’enfant ne se vit pas encore comme séparé de son environnement.
En effet, l’environnement est indissociable de l’enfant puisque, précise-t-il « un bébé n’existe pas », il n’existe qu’un individu en relation avec le monde extérieur. L’individu a cessé d’être une unité pour être un ensemble environnement-individu : le couple nourricier : « le centre de gravité de l’individu ne naît pas à partir de l’individu. Il se trouve dans un ensemble environnement-individu » dit Winnicott en 1952 dans son article L’angoisse liée à l’insécurité.
Que regarde l’enfant dans cette configuration bébé-environnement ?
« Peut-être un bébé au sein ne regarde-t-il pas le sein. Il est plus vraisemblable qu’il regarde le visage » et Il questionne « que voit le bébé quand il tourne son regard vers le visage de sa mère ? Généralement ce qu’il voit c’est lui-même. En d’autres termes, la mère regarde le bébé et ce que son visage exprime est en relation directe avec ce qu’elle voit »
Winnicott en tire une conséquence clinique décisive : quand la mère ne peut refléter que son propre état intérieur, comme sa détresse, la rigidité de ses défenses, plutôt que ce que l’enfant lui présente de lui-même, ce dernier se trouve confronté, de façon répétée, à ne pas recevoir en retour ce qu’il donne. Il regarde, mais ne se voit pas. Il devient alors ce que l’on pourrait appeler un « bébé météo », contraint d’anticiper l’humeur maternelle pour s’y adapter plutôt que d’exprimer ses besoins propres. Dès lors, la perception se met au service non plus de la découverte de soi, mais de la défense contre l’imprévisibilité de l’autre.
Cette description a nourri les travaux ultérieurs sur les effets des dépressions maternelles sur l’enfant, notamment la théorisation par André Green du « complexe de la mère morte » , qui n’est pas une mère physiquement absente, mais une mère psychiquement désinvestie (par le deuil ou la dépression), devenue une figure atone pour son enfant.
Un environnement suffisamment bon, à l’inverse, permet à l’enfant de développer ce que Winnicott nomme le vrai self : la part la plus créative de la personnalité, celle qui imagine, qui joue, et qui donne le sentiment d’exister et d’être soi. Lorsque la mère, incapable de répondre aux gestes spontanés du bébé, lui impose au contraire ses propres attentes, l’enfant apprend progressivement qu’il doit effacer ses besoins propres pour préserver ce qui, en lui, reste essentiel. Cette configuration donne naissance à ce que Winnicott appelle le faux self, une organisation défensive protégeant le vrai self jugé trop fragile pour être exposé à un environnement non accueillant.
Devenu adulte, le sujet continue alors à faire ce qu’il a appris dans l’enfance : se soumettre et imiter, faire sien le désir de l’autre plutôt que le sien propre, investir l’apparence au détriment d’un moi authentique.
Winnicott précise que ce n’est pas tant la présence d’un faux self qui pose problème. Chacun en use en effet, dans une certaine mesure, pour s’adapter socialement. Ce qui est problématique est le degré de rigidité de cette organisation et la fluidité avec laquelle le sujet peut circuler entre vrai et faux self. Ainsi, dans certaines organisations de la personnalité, le faux self peut recouvrir entièrement la personnalité, laissant une impression durable de fausseté dans la relation et un sentiment de handicap social, le vrai self restant totalement dissimulé. De fait, le faux self devrait se limiter à une politesse sociale adaptée aux conventions, qui établit le contact et préserve l’intimité sans empêcher le vrai self de s’exprimer dès que le sujet le souhaite. Entre ces deux extrêmes, le faux self peut protéger le vrai self d’un environnement perçu comme nocif, chercher une adaptation qui lui permette malgré tout de s’exprimer, ou encore s’incarner dans des identifications à travers lesquelles le vrai self trouve un mode d’expression indirect.
Hélène Deutsch : quand l’adaptation devient symptôme
Ce type de personnalité avait déjà été repéré, quelques décennies plus tôt, par Hélène Deutsch, dans son article de 1942 sur les troubles affectifs en rapport avec la schizophrénie. Elle y décrit des personnalités qu’elle qualifie de « comme si » (as if) : des personnes dont le comportement paraît parfaitement normal, ne semblant souffrir d’aucun trouble affectif apparent, mais chez qui l’on constate un décalage persistant entre ce qu’elles sont et ce qu’elles paraissent être.
Pour Deutsch, la relation apparemment normale de ces sujets au monde correspond en réalité à un mimétisme avec l’entourage, qui aboutit à une adaptation en apparence réussie à la réalité, mais en l’absence de tout véritable investissement d’objet. Leur interlocuteur perçoit souvent, sans pouvoir le formuler précisément, une impression étrange de fausseté derrière une adaptabilité en apparence irréprochable.
Ces personnalités se caractérisent par
- une très grande capacité à s’identifier à ce que pensent et ressentent les autres, mais tout aussi grande à changer brusquement d’idéaux ou de modèles, produisant des revirements déconcertants chez des personnes par ailleurs stables en apparence,
- une morale calquée sur celle de leur entourage plutôt que construite en propre, comme celle d’un enfant dont les repères viennent entièrement de l’éducation reçue,
- une suggestibilité considérable, conséquence de leur aptitude passive à s’identifier, qui accroît encore leur tendance à la soumission et à l’idéalisation du milieu,
- une dépendance marquée à l’environnement, qui se traduit en situation d’abandon soit par une passivité totale, soit par l’expression de sentiments aussi factices que le reste de leur fonctionnement ; l’angoisse d’abandon restant néanmoins bien présente, mais défendue par la recherche immédiate d’un nouveau support identificatoire plutôt que par un travail de deuil, précisément parce qu’il n’y avait pas, au départ, de véritable investissement d’objet à perdre.
Deutsch prend soin de distinguer ce fonctionnement du blocage affectif observé chez certains sujets narcissiques ayant refoulé leur capacité à ressentir : la personnalité « comme si » ne bloque pas l’affect, elle en simule l’expérience.
L’apport des psychanalystes contemporains : de la description à la théorie du mécanisme
Ce que Freud, Lacan, Winnicott et Deutsch décrivent (la dépendance du sentiment de soi au regard de l’autre, et ses ratés cliniques), a été repris et théorisé plus précisément par les générations suivantes de psychanalystes, qui en ont éclairé le mécanisme sous-jacent, les conséquences structurales, et la dimension collective.
René Roussillon, dans Agonie, clivage et symbolisation (PUF, 1999), apporte à cette question une réponse essentiel. Il montre que les souffrances narcissiques-identitaires relèvent d’une défense contre les effets d’un vécu traumatique précoce clivé (un vécu qui n’a pu être refoulé, faute d’avoir pu être représenté ou intégré à la subjectivité), et qui menace de façon répétée l’organisation de la psyché. Ce mécanisme distingue cliniquement ces souffrances de la névrose classique : là où le névrosé parvient à mettre en mots ce qu’il pressent en lui sans pour autant l’accepter, la personne aux prises avec une problématique identitaire cherche à faire reconnaître par l’autre une part d’elle-même qu’elle ne parvient ni à sentir ni à voir. Le besoin de reconnaissance, si fréquent dans ces souffrances, est la trace clinique d’un défaut de symbolisation survenu tôt dans le développement.
Otto Kernberg, dans Les troubles limites de la personnalité (Dunod, coll. « Psychismes », 2016), décrit précisément ce que produit ce défaut sur le plan structural : une diffusion de l’identité, c’est-à-dire l’absence d’une intégration stable des représentations de soi et des représentations des autres, associée à la prévalence de défenses dites primitives : le clivage, qui sépare le bon et le mauvais sans pouvoir les relier, ou l’identification projective, qui consiste à attribuer à l’autre ce qui ne peut être reconnu en soi.
À la différence de la personne névrosée, dont l’identité reste cohérente même lorsqu’elle est traversée par des conflits internes, la personne organisée sur ce mode reste dépourvue de frontières internes suffisamment consolidées pour se passer du regard extérieur.
Heinz Kohut, dans Le Soi. La psychanalyse des transferts narcissiques (PUF, coll. « Le fil rouge », 2004 ; édition originale The Analysis of the Self, 1971), apporte un éclairage qui rejoint directement l’intuition winnicottienne du miroir maternel.
Il conceptualise l’autre comme « objet du Self » (selfobject), fonction sans laquelle le Self ne peut acquérir ni cohésion ni estime de lui-même, et considère les besoins de miroir (être vu, reflété, confirmé dans sa valeur) et d’idéalisation (pouvoir s’appuyer sur une figure perçue comme forte) comme des besoins développementaux.
Lorsque ces besoins ne trouvent pas de réponse suffisante, ils laissent un Self archaïque et fragile, en quête permanente d’un objet capable de le refléter ; ce qui rejoue, chez l’adulte, la fonction structurante que l’environnement n’a pas suffisamment assurée en son temps.
André Green, dans Narcissisme de vie, narcissisme de mort (Éditions de Minuit, 1983), décrit ce qui se produit lorsque cet objet vient à manquer plus radicalement encore ; situation qu’il a lui-même contribué à cerner cliniquement avec le complexe de la mère morte évoqué plus haut. Il distingue un narcissisme positif, orienté vers l’unification du Moi, d’un narcissisme négatif (ou narcissisme de mort) qui tend au contraire à l’abaissement de toute libido jusqu’à un point proche du zéro : pour préserver son illusion de toute-puissance, le Moi se détourne alors du désir plutôt que d’affronter la blessure du manque. Cette théorisation permet de comprendre un paradoxe clinique fréquent : la quête incessante de reconnaissance peut coexister avec un vide intérieur persistant, le regard sollicité en continu venant recouvrir un manque qu’il ne comble jamais réellement.
Enfin, ce défaut structurant ne se joue pas uniquement dans le huis clos du sujet et de son objet précoce : il engage d’emblée le rapport au collectif. Piera Aulagnier, dans La violence de l’interprétation. Du pictogramme à l’énoncé (PUF, 1975), introduit à cet effet le concept de contrat narcissique, dont les signataires sont l’enfant et le groupe, l’investissement de l’enfant par le groupe précédant celui du groupe par l’enfant.
René Kaës reprend et prolonge ce concept dans une perspective groupale, notamment dans Le groupe et le sujet du groupe (Dunod, 1993) et L’appareil psychique groupal (Dunod, 1976, 2ᵉ éd. 2000). Lorsque ce contrat narcissique n’a pu se conclure pleinement, la personne se trouve privée de l’inscription durable dans une filiation et une appartenance qui lui permettrait, à terme, de se passer du regard confirmant d’autrui.
Comment cela se manifeste cliniquement aujourd’hui ?
Sur le plan clinique, ces problématiques prennent des formes qui découlent directement des mécanismes décrits ci-dessus, et qu’on retrouve, sous des formes actualisées, dans la description winnicottienne du faux self et dans les personnalités « comme si » de Deutsch.
De fait, on observe fréquemment une instabilité du sentiment de soi, qui fluctue fortement selon le regard reçu ; une remarque, un silence ou une absence de réponse pouvant suffire à l’ébranler de façon disproportionnée. S’y associe souvent une alternance entre des périodes de valorisation intense de soi ou d’autrui et des périodes de dévalorisation tout aussi intense, traduisant le clivage décrit par Kernberg. La personne peut également présenter une difficulté à maintenir une image stable et continue d’elle-même dans le temps, avec le sentiment de « ne pas savoir qui elle est » selon les contextes ou les relations, ainsi qu’un fonctionnement d’adaptation ou de mimétisme à l’environnement qui rappelle directement le faux self : se conformer, anticiper, se rendre acceptable, parfois au prix d’un sentiment diffus de vide ou d’inauthenticité. Le besoin de validation extérieure — par la parole, l’attention, la performance ou, aujourd’hui, par les indicateurs numériques de reconnaissance — occupe une place centrale, sans jamais apporter d’apaisement durable, ce qui correspond précisément au paradoxe théorisé par Green. Ces problématiques s’accompagnent enfin souvent de relations marquées par l’idéalisation puis la déception rapide de l’autre, ce dernier étant investi comme objet du Self au sens de Kohut plutôt que reconnu dans son altérité propre.
Sa forme contemporaine : le numérique comme prothèse
Cette fragilisation trouve aujourd’hui un terrain d’observation privilégié dans le rapport aux outils numériques. Frédéric Tordo, dans Le Moi-cyborg et dans son article « Soi-même comme un avatar. Comment l’identité se construit aujourd’hui », montre que les technologies connectées peuvent fonctionner comme de véritables prothèses psychiques, venant compenser des fonctions mal organisées ou carencées.
L’avatar, l’image numérique de soi, le nombre de sollicitations reçues sur les réseaux sociaux deviennent alors les substituts technologiques du regard structurant décrit par Winnicott ; à ceci près que ce regard-là, quantifiable et disponible en continu, s’adresse à une structure interne encore trop instable pour l’intégrer durablement, et reste de ce fait rarement apaisant.
Ce que montrent les données récentes
Le rôle du numérique dans la mise en scène et la validation de l’identité a été théorisé par Tordo. Une étude qualitative publiée en 2026 en offre une illustration récente. Elle a analysé plus de 25 000 commentaires issus de vidéos TikTok consacrées au trouble de la personnalité limite. Les auteurs y relèvent une préoccupation marquée chez les internautes autour de l’auto-diagnostic. Ils relèvent aussi une préoccupation autour de l’auto-appropriation identitaire du trouble. Cela traduit un besoin de reconnaissance. Mais aussi, cela traduit une défiance envers les diagnostics professionnels.
Une étude publiée en 2025 dans les Annales médico-psychologiques s’est penchée sur un autre aspect de la question. Elle porte sur les liens entre exposition de soi en ligne, estime de soi sociale et personnalité chez les jeunes adultes. Les résultats montrent que la motivation à la présentation de soi figure parmi les prédicteurs d’un usage problématique des réseaux sociaux. La compensation de difficultés psychologiques par des gratifications virtuelles en est un autre. Cette dynamique prolonge, sur un terrain contemporain, une question déjà posée par Winnicott et par Kohut. Tous deux ont montré que le regard de l’autre soutient la construction du sentiment de soi.
En synthèse
Une problématique identitaire se définit ainsi comme l’ensemble des organisations psychiques dans lesquelles un défaut de la fonction de miroir a laissé le sujet dépendant d’un regard extérieur.
Lacan et Winnicott ont décrit ce défaut dès la relation précoce à la mère. Le sujet reste alors dépendant de ce regard pour confirmer son existence et sa valeur. Cela se fait dès lors au prix d’un faux self ou d’un fonctionnement « comme si ». L’un comme l’autre viennent recouvrir un vrai self jugé trop fragile pour être exposé (Winnicott, Deutsch).
Ce défaut initial a ensuite été théorisé comme un défaut de symbolisation primaire (Roussillon). Il a empêché l’intégration stable des représentations de soi (Kernberg). En cause : un objet n’ayant pas suffisamment rempli sa fonction de miroir et d’idéalisation (Kohut). Lorsque ce défaut se creuse, il expose au vide (du narcissisme négatif, Green). S’y ajoute, plus largement, l’absence d’un contrat narcissique fondateur avec le collectif (Aulagnier, Kaës).
Aujourd’hui, cet affaiblissement trouve dans les outils numériques une forme de compensation. Cette compensation reste toutefois structurellement insuffisante (Tordo).
La personne qui pense pouvoir s’affranchir du regard d’autrui espère ainsi gagner en liberté. Mais sans une solidité interne suffisamment constituée, elle se retrouve d’autant plus dépendante de ce regard. C’est ce même regard qu’elle croyait pouvoir ignorer.
Références citées
Aulagnier, P. (1975). La violence de l’interprétation. Du pictogramme à l’énoncé. Paris : PUF.
Deutsch, H. (1942). « Divers troubles affectifs et leur rapport avec la schizophrénie ».
Freud, S. (1913). « La disposition à la névrose obsessionnelle ».
Freud, S. (1914). « Pour introduire le narcissisme ».
Freud, S. (1938). Abrégé de psychanalyse.
Green, A. (1983). Narcissisme de vie, narcissisme de mort. Paris : Éditions de Minuit.
Kaës, R. (1976, 2ᵉ éd. 2000). L’appareil psychique groupal. Paris : Dunod.
Kaës, R. (1993). Le groupe et le sujet du groupe. Paris : Dunod.
Kernberg, O. (2016). Les troubles limites de la personnalité. Paris : Dunod.
Kohut, H. (2004). Le Soi. La psychanalyse des transferts narcissiques. Paris : PUF.
Lacan, J. (1949). « Le stade du miroir comme formateur de la fonction du Je ».
Roussillon, R. (1999). Agonie, clivage et symbolisation. Paris : PUF.
Tordo, F. (2019). Le Moi-cyborg. Neurosciences et psychanalyse de l’homme connecté. Paris : Dunod.
Tordo, F. (2021). « Soi-même comme un avatar. Comment l’identité se construit aujourd’hui ». Imaginaire & Inconscient, 47.
Winnicott, D. W. (1952). « L’angoisse liée à l’insécurité ».
Winnicott, D. W. (1971). « Le rôle de miroir de la mère et de la famille dans le développement de l’enfant »
Annales médico-psychologiques (2025). L’usage problématique des réseaux sociaux chez les jeunes adultes : quels liens avec l’exposition de soi, l’estime de soi sociale et la personnalité ?